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Bien que la plupart des femmes soient conscientes de ce fait, beaucoup sous-estiment l’ampleur de la baisse de la fécondité avec l’âge. Certaines femmes pensent qu’en raison de leur bonne santé, elles ne souffrent pas autant des conséquences de l’âge sur la fertilité. Cela pourrait être dû à l'optimisme maternel. Toutefois, en pratique, une telle perception erronée peut entraîner des difficultés plus tard dans la vie, au moment de concevoir.

On estime qu’une femme âgée de 25 ans ou moins peut attendre deux à trois mois avant de tomber enceinte, alors que chez les femmes âgées de 35 ans ou plus, il faut compter six mois. Ceci est également le cas chez les femmes ayant recours à une insémination artificielle, dont les chances s’élèvent à 11 % par mois chez les femmes de 25 ans ou moins et 6,5 % chez les femmes de 35 ans ou plus. Il existe plusieurs raisons qui expliquent cette baisse de la fécondité.

  • La femme n’est pas la seule à vieillir, ses ovules vieillissent également. Les femmes naissent avec un nombre prédéterminé d’ovules, et aucun nouvel ovule n’est produit au fil des années. Les ovules de meilleure qualité sont libérés lorsque la femme est plus jeune.
  • Plus les années passent, plus le risque de division anormale et/ou de fécondation anormale des ovules augmente. Heureusement, la majorité des ovules fécondés anormaux ne survivent pas, car le cas échéant la grossesse se termine par une fausse couche ou l’embryon se développe en ayant des anomalies génétiques. .

Les ovules d’une femme arrivent à maturité dans des follicules remplis de fluide et, à sa naissance, une femme présente près d’un million de ces follicules. À la puberté, il n’en reste qu’environ 400 000 et seulement 400 d’entre eux seront ovulés au cours des années de reproduction. La majorité des follicules dégénère dans un processus continu appelé atrésie. Il en résulte une diminution progressive du nombre de follicules et d’ovules dans les ovaires. Plus les années passent, plus grande est la proportion de cycles menstruels anovulatoires, ce qui signifie que l’ovulation chez la femme ne se produit pas.

Il semblerait que l’endomètre, la muqueuse de l’utérus, puisse devenir moins réceptive à mesure que les années passent. Bien que l’embryon soit normal, les chances de succès de son implantation dans l’utérus diminuent.

On remarque également une augmentation des incidences de l’endométriose et des fibromes. Ces deux conditions sont liées à l’infertilité.

Telles sont les raisons principales pour lesquelles la fécondité des femmes tend à diminuer à mesure qu’elles vieillissent. Deux leçons sont à tirer de ces constatations, des leçons différentes, mais également valables. La première est que, en dépit des facteurs, de nombreux enfants normaux sont nés de femmes plus âgées.

La seconde est qu’en raison de ces facteurs, de nombreuses femmes décident de congeler leurs ovules quand elles sont jeunes afin d’optimiser leurs chances de concevoir lorsqu’elles seront plus âgées et prêtes à être mère.