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La réponse est simple – Oui : le taux est en hausse constante depuis un certain temps. Dans deux études récentes, nous découvrons des réponses un peu plus détaillées. Une de ces études, menée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), indique que le taux d’infertilité mondial est demeuré essentiellement stable au cours des 20 dernières années. Une étude canadienne réalisée en 2012 indique que le taux dans notre pays semble être à la hausse.

Les études peuvent aboutir à des résultats différents pour des raisons variées. Par exemple, l’étude de l’OMS définit l’infertilité comme l’impossibilité de concevoir pour un couple après avoir essayé durant une période de cinq ans. La plupart des médecins, dont moi, considèrent une période d’un an comme un indicateur clair d’infertilité. Faut-il pour autant ignorer l’étude de l’OMS ? Pas forcément, mais il convient peut-être de la lire en la nuançant. Admettons le concept de base indiquant que le taux d’infertilité ait augmenté sur le long terme et essayons d’en comprendre la cause. Premièrement, de nombreux couples se marient à un âge plus avancé. Chez les femmes, ceci est un facteur primordial d’infertilité accrue. De plus, les couples tardent désormais à avoir des enfants. Par conséquent, il devient de plus en plus difficile de concevoir.

L’augmentation de la fréquence des maladies sexuellement transmissibles est un autre facteur. Les gens ont des relations sexuelles avec plus de partenaires sexuels que dans le passé, augmentant ainsi le risque de transmission ou de développement d’une maladie inflammatoire pelvienne provoquant par le fait même l’obstruction des trompes de Fallope.

Les auteurs de l’étude de l’OMS ont émis l’hypothèse selon laquelle la stagnation dans le monde entier du taux d’infertilité est en partie due aux changements de comportement sexuel en réaction à l’épidémie de VIH. Pourtant, les maladies sexuellement transmissibles restent un facteur important dans l’augmentation globale de l’infertilité.

L’étude canadienne publiée dans la revue Human Reproduction en mars 2012, estime qu’en 1984, l’incidence de l’infertilité chez les couples où la femme était âgée de 18 à 44 ans s’élevait à 5,4 %. En 2009-2010, pour le même groupe d’âge, ce chiffre est passé à 15,7%.

L’étude indique que l’infertilité a augmenté au Canada depuis la dernière étude et qu’elle est associée à l’âge de la femme et au nombre d’enfants qu’elle a eu. En effet, plus important est le nombre d’enfants, plus élevé sera le taux d’infertilité.

Je crois qu’il va sans dire que l’infertilité est un problème croissant et bien que cela puisse prendre du temps aux chercheurs et aux médecins afin de déterminer les causes, nous rencontrons au quotidien ce phénomène à la Clinique OriginElle.