SOPK, Patience, Persévérance… & Grossesse - Originelle

Âgés de 30 ans, Karina et Yan savaient que l’obtention d’une grossesse serait problématique en raison du syndrome des ovaires poly kystiques (SOPK). Par ailleurs, il y a cinq ans, ils n’auraient jamais pu anticiper tout ce qu’ils allaient perdurer pour avoir un enfant.

Leur expérience dans la fécondation a commencé en 2009, lorsque le couple avait alors décidé qu’ils étaient prêts à fonder une famille. Karina était consciente qu’elle souffrait du SOPK avant même d’essayer de concevoir et elle savait qu’elle aurait probablement besoin de suivre des traitements afin d’avoir un enfant.

Le voisin du couple dans leur ville natale de Trois-Rivières a suggéré qu’ils rencontrent le Dr. Seang Lin Tan, un endocrinologue de la reproduction à la Clinique OriginElle et qui, à l’époque, occupait le poste de directeur médical au Centre de reproduction McGill à Montréal.

Dès la première consultation avec le Dr. Tan, le SOPK de Karina a été confirmé comme étant la cause expliquant l’infertilité du couple. Également, le sperme de Yan présentait un faible nombre et qualité de spermatozoïdes, ce qui entravait encore plus leurs efforts pour l’obtention d’une grossesse.

Karina, Yan & Mylan with Dr. Seang Lin Tan, Dr. Michael Dahan & lab director Hai-ying Chen
Karina, Yan et Mylan avec le Dr Seang Lin Tan, le Dr Michael Dahan et directeur du laboratoire Hai Ying Chen

Dr. Tan a donc décidé que le couple commence le traitement de la Maturation In Vitro (MIV), une pratique émergente pour les femmes atteintes du SOPK impliquant le prélèvement d’ovules immatures et leur maturation en laboratoire en vue de les utiliser durant un processus similaire à la FIV.

Le traitement n’a pas été concluant et donc, Karina a décidé de tenter l’insémination intra-utérine (IIU), une procédure de fécondation à faible risque qui implique le lavage du sperme du partenaire et l’injection de celui-ci dans l’utérus à l’aide d’un cathéter pour augmenter les chances que les spermatozoïdes atteignent et fécondent l’ovule.  Les taux de réussite de l’insémination pour les jeunes femmes, 30 ans et moins, ayant le SOPK est d’environ 20%.

Encore une fois, Karina et Yan ont vécu une autre déception lorsque l’insémination a échoué trois différentes fois ce qui les a poussé à explorer d’autres options.

Durant cette période, le couple était grandement affecté sur le plan psychologique. « Ce fut un processus très difficile pour nous », dit Karina, « mais le Dr. Tan était toujours là pour nous rassurer et à répondre à nos besoins. »

Karina admet qu’il était difficile au quotidien de vivre tous ces échecs reliés à la maternité alors que les femmes de son âge et de son entourage sont en mesure de concevoir  facilement et rapidement.

Bien qu’elle recevait un grand soutien de la part de sa famille et de ses ami(e)s, Karina ne pouvait s’empêcher de penser que certaines personnes ne pouvaient tout simplement pas faire preuve d’empathie envers sa situation ou  comprendre le degré émotionnel des épreuves d’infertilité qu’elle avait à surmonter.

Dr. Tan a ouvert sa propre clinique privée en mars 2011 et il était convaincu qu’il fallait oser et être plus agressif en ce qui concerne les traitements de fertilité pour les couples. Il leur suggéra ainsi d’essayer la Fécondation In Vitro (FIV).

Après plusieurs tentatives infructueuses de FIV, le dernier cycle a été effectué en mai 2013. Karina et son mari ont, finalement, obtenu un résultat positif suite à un test de grossesse, résultat qu’ils avaient si longtemps attendu.

Karina croit que son enfant représente un miracle qui s’est produit malgré tous les obstacles. « Au cours des trois années de mes traitements de fertilité supervisé par le Dr. Tan, lui et son équipe n’ont jamais renoncé à mon cas et ils ont travaillé sans relâche à réajuster les protocoles jusqu’à ce qu’ils trouvent la formule gagnante. »

Bien qu’ils aient surmonté l’infertilité, Karina devait toujours faire face à des défis pendant la grossesse. En effet, pendant la grossesse, les femmes atteintes du SOPK sont plus à risque au diabète gestationnel, à une fausse couche et à un accouchement prématuré. Par conséquent, ces facteurs ont forcé Karina à rester au lit à partir de la 26e semaine de grossesse.

Cependant, la longue bataille a valu toute la peine. Au début de 2014, Karina a donné naissance à un garçon en bonne santé, Mylan.

Mylan
Tu ne sais jamais à quel point tu es fort, jusqu’au jour où être fort reste la seule option.

Karina dit qu’elle est étonnée par la science de la FIV et accorde tout le crédit au Dr. Tan et au directeur du laboratoire, Hai Ying Chen pour lui avoir donné le don de la maternité. « Le dévouement et la persévérance du Dr. Tan m’ont permis de réaliser mon rêve d’être une mère après que tous les autres médecins avaient dit que c’était impossible. Il n’a jamais renoncé à mon cas. »

Pour toutes les femmes souffrant de l’infertilité et envisageant les traitements de reproduction assistée, le conseil de Karina est simple : « Libérez votre esprit. Les attentes font en sorte de rendre l’expérience encore plus difficile. »

« Préparez-vous, car il pourra s’agir d’un très long chemin », dit-elle, tout en encourageant les patients suivant des traitements de FIV à prendre de longues pauses  entre les différents cycles et profiter du temps libre pour se détendre et retrouver un bon état d’esprit.